Les Régates mâconnaises ont tenu leur assemblée. Un bain d'agréables sensations pour une association aux vertus jamais contestées.
Éduquer, vaincre, organiser : la devise des Régates mâconnaises a résonné lors de son assemblée générale. S'il est une assemblée générale qu'il ne faut pas manquer, c'est bien celle de cette vieille dame de 136 printemps qu'est la Société des Régates Mâconnaises. Ce ne sont pas les nombreuses personnalités présentes, parmi lesquelles Jean-Patrick Courtois, sénateur maire de Mâcon, Gérard Voisin et Michel Voisin, députés, Joëlle Marzio, conseillère générale, Jean Berthaud, adjoint au maire chargé des sports et Patrice Laffont, inspecteur de la jeunesse et des sports qui démentiront la vitalité du club or et noir.
En effet, le nombre de licences ne faiblit pas, et a cette année une forte tendance à la hausse chez les minimes, et comme l'a fait remarquer avec humour son secrétaire, le club lamartinien peut s'enorgueillir de faire aussi fort que le journal de Tintin, en ayant des licenciés dont l'âge va de 10 à 85 ans !
Seul club mâconnais à évoluer en première division en 19e position, ses rameurs ont glané nombre de médailles sur les bassins nationaux et internationaux. Tout d'abord le 8 minimes filles vice-champion de France à Vichy, ensuite les seniors hommes médaille de bronze en quatre barré et le double seniors femmes médaille d'argent sur les critériums nationaux. Venons-en aux internationaux, avec Bart. Agostini, formidable sixième en 4 sans aux championnats du monde espoirs en Écosse, et bien sûr Anthony Benoît qui revient médaillé d'argent des championnats du monde juniors à Pékin.
Gervais Monot a relaté avec la chaleur qu'on lui connaît cette saison riche en événements. Mais il serait réducteur de n'évoquer le club or et noir que dans sa dimension compétitive.

Grâce à un comité présent sur tous les fronts et une formidable équipe technique emmenée par Jacques Doussot, le club intervient sur nombre d'activités; une action reconnue dans le domaine scolaire, de l'école primaire à l'enseignement supérieur (ENSAM), une intervention auprès du public en situation de handicap, une action auprès du jeune public lors des stages d'été à Mâcon et Cormoranche; une section loisirs très animée, et tous les moments de convivialité partagés notamment lors de la journée du club autour d'un jambon à la broche font du club or et noir une institution solidement ancrée dans la vie mâconnaise. Mais tout cela a un coût et il faut faire face aux frais importants générés par le renouvellement du matériel : un camion fatigué à remplacer, des achats de bateaux pour faire face à la hausse du nombre des licenciés... et aux frais de plus en plus élevés des déplacements sur le lieu des compétitions. Tel est en substance le message envoyé par Maurice Broquet, le trésorier, moins pessimiste qu'à l'habitude grâce à des comptes équilibrés. Il est vrai que le club peut compter sur de solides partenaires institutionnels, notamment avec la ville de Mâcon et le conseil général, et privés.
Bien entendu, comme à chaque assemblée générale est ressorti le serpent... de Saône, à savoir le bassin artificiel. Il semble bien qu'on ne parle plus de surplace, mais de projet... à l'eau, même si certains, tels Michel Voisin veulent encore croire à ce qui s'apparenterait plus à un miracle qu'une solution négociée. En attendant cet hypothétique bassin artificiel, la Saône connaîtra encore de grands moments cette année, puisque le club organisera d'abord sa Régate Internationale les 30 et 31 mai, puis recevra les championnats de zones minimes et cadets les 14 et 15 juin, pour clore la saison les 12 et 13 juillet avec les championnats de France seniors sprint, et certainement une organisation conjointe avec la ville de Mâcon sur les festivités de la fête nationale.
Vivement le printemps !
G. Dumas