L'association présidée par Bernard Rey et dirigée par François Buys chapeaute désormais le Centre omnisports de Mâcon. Il accueille ses premiers stagiaires aujourd'hui.
Au-dessus de la porte d'entrée, l'enseigne «Creps» a disparu. Elle a été remplacée par une autre inscription : C.O.M. Depuis le 1er septembre, l'établissement du ministère de la Jeunesse et des Sports est devenu le «Centre omnisports de Mâcon». La RGPP (Révision générale des politiques publiques) est passée par là et mis fin au fonctionnement étatique.
L'activité du centre sportif est désormais sous contrôle associatif, dont la présidence est assurée par Bernard Rey. Directeur financier du groupe Labruyère, il a été choisi par la ville pour ses compétences de gestionnaire.

Le nouveau directeur François Buys (à gauche) et son adjoint Sébastien Dorange
ont fait visiter les équipements au président du COM et aux représentants de la ville.
Crédit photo : Anthony Defois.
Mardi, le tout nouveau directeur du COM, François Buys, a fait visiter les locaux à plusieurs élus et chefs de services. Depuis l'hiver dernier, le projet d'élimination du Creps avait créé énormément de tensions avec le personnel. Aujourd'hui, ces rapports électriques sont toujours palpables, mais le temps devrait réussir à polir les aspérités.
Objectif : 300 000 euros de bénéfices
Depuis juillet, la nouvelle équipe s'est mise au travail et compte pour l'instant 3 500 journées stagiaires sur l'année scolaire. L'objectif est d'atteindre 8 000 à 10 000 journées d'ici la fin de l'année, et 20 000 dans trois ans. Dans cinq ans, l'association espère dégager 300 000 euros de bénéfices chaque année (amortissements compris). «À cette échéance, nous aurons plus d'employés et de nuitées que l'ex-Creps», prévoit le sénateur-maire.
Jean-Patrick Courtois a souhaité rendre hommage au préfet de Saône-et-Loire, au sous-préfet de Louhans et à Bernard Rey : «Si cette nouvelle organisation existe, c'est bien grâce à eux.»
Le COM accueillera son premier groupe aujourd'hui avec les Assises nationales des arbitres roller (environ 35 personnes). Et lundi, la Fédération française d'aviron débarque pour une semaine de formation. Le célèbre PUC (Paris université club athlétisme) a également pris contact pour un stage de huit jours avec 60 à 70 athlètes.
Les travaux de rénovation vont débuter : le restaurant classique s'étoffera avec un self, passant de 100 repas à environ 300. La modernisation des chambres et des 160 lits est en cours. Les murs, appartenant toujours à l'État, sont mis gratuitement à disposition pendant 12 mois. Le terrain étant municipal, la Ville devrait entrer en négociation d'ici la fin de ce bail pour racheter les bâtiments. Tout dépendra alors de la santé financière de l'association.
Anthony Defois adefois@lejsl.fr